Cela pourra vous paraître amusant, idiot, profondément ennuyeux, génial (allongez la liste comme vous le voulez et n’oubliez pas de rayer les mentions inutiles) mais certains physiciens au CERN ont monté un blog qui démontre le codage sonore des collisions détectées dans les immenses machines enfouies à 40 mètres sous la plaine genevoise.
LHC Sound The sound of science
Mais à seconde vue, cela pourrait démontrer l’incroyable capacité de notre système auditif à reconnaître de ténues différences de hauteur, de rythme, de position dans l’espace des sons complexes que nous devons comprendre et interpréter en permanence dans notre vie de tous les jours, par exemple pour traverser une rue chargée de voitures, ou moins souvent pour apprécier un concert de musique symphonique.
Quelques informations techniques – un peu ardues il faut le dire – sont données sur le site LHCSound sur le mode de codage retenu entre les signaux électroniques recueillis et leur transformation en signaux sonores pour les oreilles humaines, qui pourraient permettre de distinguer “à l’oreille” les collisions nouvelles, bizarres, inconnues de celles déjà bien répertoriées. Mais elles sont peut-être inutiles pour apprécier ou rejeter le résultat sonore.
Avant de conclure hâtivement, allez écouter les premiers enregistrements réalisés, en cliquant sur l‘image de cassette audio visible sur la page d’accueil du site. Et faites le rapprochement entre les modes de codages expliqués et ce que vous pouvez entendre de compositeurs “en chair et en os” qui vous expliquent doctement leur méthode de composition sonore ou orchestrale.










